SRINAGAR

Peut on envisager un séjour à SRINAGAR (juillet 2006)
après les terribles attentats de Bombay et les futures élections au Pakistan (dans un an) tant redoutées par les indiens.

Sincèrement aucun problème pour un touriste qui séjournera à l'hotel et circulera le jour dans la ville
à condition d'éviter toute manifestation ou rassemblement.

Selon le Lonely Planet beaucoup de problèmes et de plaintes avec les propriétaires de House Boat
et franchement la plupart des bateaux sont plus que défréchis et le lac est de plus en plus sale,
alors à part les touristes qui souhaitent faire le parcours Srinagar / Kargil qui vaut vraiment le coup ...

Idem en Camping Car où tous déplacements dans la journée dans la ville se passent sans problème,
a part de se faire harceler à chaque arrêt par les gens qui vous proposent des house boats.

Comme on dit en Afrique, les gens qui vivaient du tourisme ont 'faim,
et loin d'attirer le touriste, leur attitude énerve vraiment et fait fuir.

Si vous vous arrêtez dans la rue pour un renseignement on ne vous écoute même pas
et systématiquement -'I have an house boat sir. Cheap price sir'.

En Camping Car le plus 'délicat' c'est la présence militaire, leur attitude sur les routes et dans la ville
et 'l'incident' dont nous avons été témoins, mérite qu'on vous relate

une journée à SRINAGAR en Camping Car (juillet 2006)

Juste avant le très long tunnel qui mène à la vallée de Srinagar, barrage policier où on a enregistré nos identités,
et où on nous a demandé les raisons de notre voyage ici.

Après le tunnel, une dizaine de kilomètres et commence 'l'ambiance'.

Tous les 100 mètres un policier en arme sur le bord de la route. Un à gauche, un à droite, un à gauche .....

Dans les villages, dans les marchés un tous le 10 mètres.
Devant les maisons isolées, des sacs de sable et des hommes en arme.

La route dégagée, deux voitures civiles qui roulaient doucement et un camion militaire devant,
gérard s'est décalé pour doubler.
Arrivé à la hauteur du camion militaire, j'ai hurlé pour prévenir gérard en voyant un des hommes à l'arrière nous mettre en joue
et un autre gesticuler pour ne pas qu'on double.
On s'est vite rabattu derrière le camion militaire, pour les voir rire de la situation.
Une quinzaine de kilomètres nous avons roulé soit à 70 km/h, puis à 40 km/h sans aucune raison,
sans autre présence sur la route, sans convoi, uniquement pour le seul plaisir de ces militaires.
Dès qu'ils rattrapaient un autre véhicule ils sifflaient
et le véhicule devait de suite se ranger au bord de la route pour repartir derrière nous.

Une ambulance avec sirène nous a rattrapé, a tenté de doubler, et même attitude que pour nous, mise en joue
et ils se sont intercalés devant nous.
Une quarantaine de Km comme ça et un gros camion devant nous ne s'est pas rangé assez vite au gout des militaires.
Ils l'ont doublé, fait une queue de poisson pour le bloquer. Trois militaires, sont montés dans la cabine l'ont frappé,
jeté à terre et deux autres sont alors arrivés avec des bâtons pour le frapper à le tuer.
L'écoeurement d'assister à un tel massacre, gérard à démarré contre l'avis des militaires, mais ils nous ont laissé partir.

Une précision pendant tout le séjour au Cachemire et au Ladakh,
les militaires 'normaux' nous ont toujours aidé et même accueillis.

Autour de Srinagar, et dans la ville, on a à faire à des militaires portant Bandana couleur noire ou camouflage.
Ce sont à nos yeux et du fait des expériences vécues sur place les militaires 'anormaux' (c'est peu de le dire)
On sent que ces troupes 'spéciales font régner une violence extrême et ont tous les droits et pouvoirs même sur les autres militaires.

Par la suite chaque fois que nous en avons vu, nous avons toujours eu une attitude très méfiante et prudente.

Si vous lisez Traversée Ladakh vous pourrez vous rendre compte que les 'normaux' nous ont beaucoup aidé.

Si vous souhaitez faire le nord Cachemire et le Ladakh, arrangez vous pour passer Srinagar dans la journée
et faites y le plein de gas oil (vous n'en retrouverez pas jusqu'à Kargil)
prenez la route de LEH.
(dans Srinagar les panneaux indiquent deux routes pour la même destination. prendre Leh/Kargil qui vous fait longer le lac)
20 km environ après avoir quitté la ville après un pont continuez 2 km jusqu'au poste de police de Yatre.
Là vous pouvez vous garer sur leur parking à gauche au dessus du poste de contrôle.
Sur tout le reste du parcours jusqu'à Leh puis Manali aucun problème.
Populations vraiment différentes des indiens, accueillantes et très bon contact, et plus de problèmes avec les 'bandanas'.

BIVOUAC à SRINAGAR
Malgré 'l'ambiance' on a tenté de rester à Srinagar avant d'attaquer le Ladakh.
Partout où on s'est arrêté plus de 10 minutes au bord du lac, l'armée nous faisait signe de circuler.
On a demandé à 4 hotels au bord du lac à camper dans leur parking fermé.
Refus systématique et nervosité immédiate des militaires présents. Donc on est partis.
Comprenez que je n'ai pas insisté. Mon pays est en guerre, donc pas trop envie de partager la guerre des autres.